Benalla, sommet de l’iceberg

Avec toutes les nouvelles révélations, qui peut croire que Benalla a coupé les ponts avec Macron ?

Pendant sa période de sanction après son dérapage du 1er mai, Benalla a donc obtenu un passeport diplomatique (ce qu’il a nié sous serment devant la Commission Parlementaire).

Mis en examen (sans contrôle judiciaire donc ?), il arpente l’Afrique pour du “consulting” auprès des puissants comme Idriss Deby, président du Tchad, quelques jours seulement avant que Macron ne réalise le même voyage, auprès du même interlocuteur…

Traduisons. Benalla sert de relais officieux pour entretenir les rouages de l’immonde Françafrique, qui ne sert que les corrompus là-bas et les industriels ici.

On l’avait déjà vu notamment en compagnie d’Alexandre Djouhri, ex-braqueur reconverti dans les ventes d’armes à l’international, très proche de Villepin, de Guéant et de Squarcini, ex-n°1 du renseignement français et désormais consultant indépendant pour LVMH.

On peut trouver des liens d’amitié, de travail, de haine, de dettes encore au-delà, avec Takieddine, Sarkozy, la famille saoudienne Bugshan, Véolia, Clearstream, Christian Flaesh (directeur de la police judiciaire), Ibrahm Keita (président du Mali), Michel Tomi, le “parrain des parrains”, et j’en passe car la liste est interminable, la toile d’araignée monumentale.

La conclusion est simple. Tous ces réseaux de l’ombre entre barbouzes, politiques, financiers, hommes du renseignement et grandes entreprises tournent toujours à plein régime.

Benalla, avec sa grande gueule, ses privilèges incroyables, sa proximité avec Macron, son ascension et sa chute sur-médiatisés, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Tout ce système est pourri jusqu’à la moelle.

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