Débat des Européennes – le service public en roue libre

Décidément, que de choses à reprocher à France 2 au sujet du débat organisé jeudi 4 avril pour lancer officiellement la campagne des élections européennes !

Tout avait commencé avec l’invitation de seulement 7 (puis 9) des 12 têtes de liste. Quand on constate que les deux seuls qui militent pour une sortie de l’UE faisaient partie des recalés, difficile de ne pas y lire une volonté politique. Un débat où tout le monde est d’accord sur l’essentiel, c’est quand même plus simple…

Ensuite, une fois l’émission lancée, avec le choix des sujets. Quand il apparaît clair dans toutes les études d’opinion que l’immigration est loin dans la hiérarchie des préoccupations des Français (et notamment des gilets jaunes), France 2 fait le choix très réfléchi de consacrer les premières 90 minutes du débat à ce thème. Comme pour imposer ce sujet à tous les autres, qui nous préoccupent d’avantage (écologie, social, économie, travail).

Ils auront bon dos après de nous expliquer qui “fait le jeu du FN”, puis de nous inciter à “faire barrage” encore une fois.
Sans jamais se remettre en question sur leur rôle dans tout ça…

C’est à près de minuit que les téléspectateurs qui ont tenu le coup jusque là ont eu droit aux propositions sur le travail, préoccupation n°1. Une hiérarchisation des sujets critiquée avec justesse par Ian Brossat, le candidat du PCF.

 

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