Il faut détruire François Ruffin

C’est là clairement l’objectif inavoué de la dernière séquence médiatique. En effet, Ruffin, c’est l’anti-Macron.
Même âge, même ville, même lycée catholique, et pourtant tout les oppose.

Macron, après Amiens, c’est Henri IV, Science-Po, l’ENA, la Cour des Comptes, la Banque Rotschild et le PS. Puis l’Elysée.

Ruffin c’est la fac et le Centre de Formation des Journalistes (CFJ), sur lequel il écrira un livre à charge à peine un an après son diplôme (“Les Petits Soldats du Journalisme”). C’est ensuite Là-bas si j’y suis, le Monde Diplo, Fakir et Acrimed. Tous ces titres qui font encore l’honneur de la profession.
Puis la politique, sur le tard, pour porter la voix des pauvres, comme il l’avait fait dans son documentaire Merci Patron.

Ruffin parle au peuple, avec des faiblesses d’élocution, certes, mais ses mots sont forts, visent juste et sont partagés des millions de fois en ligne.
En 18 mois comme député, il est devenu un ennemi politique majeur. Si jamais François Ruffin se décidait à se lancer dans la course à la présidence, nous serions très nombreux à voter pour lui.

Quand toute la Macronie sort les mêmes éléments de langage pour traiter les gilets jaunes d’antisémites, parce que Ruffin a cité Chouard qui a défendu Soral qui est antisémite, ne vous y trompez pas. La ficelle est grosse.

Cette mascarade intellectuelle, servie sur un plateau par tous les médias (quelle tristesse), n’a qu’une seule cible véritable : François Ruffin.

Soutien total.

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