L’Euro est un désastre mais tout va bien

C’est l’un des sujets les plus tabou quand on évoque les questions européennes dans les grands médias mainstream. L’Euro, monnaie unique de 19 pays membres de l’Union Européenne sur 28 (bientôt 27), est une véritable catastrophe pour nombre de ses membres.

Pour faire simple, le fait que les états membres ne puissent ni imprimer la monnaie ni dévaluer les obligent à se mener une concurrence féroce sur le seul critère qui reste à leur disposition : le coût du travail.

L’Euro, ce n’est pas l’entraide, c’est la guerre économique à mort. Et qui dit guerre, dit vainqueur et dit perdants.

Quand toute l’intelligentsia économico-politico-journalistique nous vante l’Union et l’Euro sans jamais esquisser le moindre début d’analyse de ses résultats concrets, certains font le boulot à leur place.

Au-delà des analyses que je conseille d’Emmanuel Todd, David Cayla, Coralie Delaume ou Olivier Delorme, on peut citer cette étude récente d’un institut ordo-libéral allemand très sérieux, le Centre de Politique Européenne, qui estime que seuls trois pays ont profité de l’Euro depuis son instauration (Allemagne, Pays-Bas, Grèce).

Au rang des cocus, les Italiens sont tout en haut, suivis de près par… cocorico… les Français, bien sûr.