Si vous croisez des jeunes de banlieue, vous leur direz…

“Si vous croisez des “jeunes” ou moins jeunes de banlieue défavorisées, vous leur direz de ma part que ce mouvement m’a appris une chose, c’est de reconsidérer complétement le regard que je portais sur cette “racaille” et sa violence supposée.

Nous, ça fait un mois et demi qu’on s’en prend plein la tronche une petite fois par semaine et je suis déjà limite à bout, alors je n’imagine même pas la colère qu’ils peuvent avoir en eux de subir ce qu’ils subissent ou disent subir.

Bref, je crois bien que c’est la première fois que je me sens proche d’eux, et je me dis quasi tous les jours que j’ai été bien con, avec mes yeux de blanc moyen privilégié”.

©Cyril Perpina

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